Beaconsfield comme vous ne la connaissez pas : 5 faits qui révèlent son histoire

On croit souvent connaître un quartier parce qu’on en a longé les rues. Mais derrière les façades tranquilles et les rues bordées d’arbres de Beaconsfield se cache une histoire plus riche et plus surprenante qu’on ne l’imagine. En voici cinq morceaux choisis, tous vérifiés, qui en disent long sur le caractère de cette ville de l’Ouest-de-l’Île.

Son nom vient d’un premier ministre britannique

Beaconsfield ne doit pas son nom à un repère géographique ni à un fondateur local, mais à un homme d’État anglais. Le nom fut utilisé pour la première fois en 1876 par John Henry Menzies pour désigner son vignoble, en hommage à son ami Benjamin Disraeli, comte de Beaconsfield et premier ministre du Royaume-Uni de 1874 à 1880. L’appellation s’est ensuite étendue à la gare, au club de golf, puis à toute la communauté environnante, jusqu’à devenir le nom officiel de la municipalité lors de son incorporation en 1910.

Une histoire vieille de plus de trois siècles

Sous ses airs de banlieue moderne, Beaconsfield possède des racines qui remontent au XVIIᵉ siècle. La première concession sur le territoire actuel fut accordée en 1678 par l’ordre des Sulpiciens — alors seigneurs et propriétaires de l’île de Montréal — à Jean Guenet, marchand de Ville-Marie. Il baptisa ses terres riveraines « Beau Repaire », nom qui survit aujourd’hui dans le secteur de Beaurepaire. La ville célèbre officiellement 1698 comme son année de fondation.

D’un village de chalets d’été à une ville à part entière

Avant de devenir le milieu de vie familial qu’on connaît, Beaconsfield fut pendant des décennies une villégiature. L’arrivée du chemin de fer dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle attira de riches familles montréalaises, qui y firent construire de somptueuses résidences d’été en bordure du lac Saint-Louis pour fuir l’agitation de la ville. Ce n’est qu’à partir de la fin des années 1950 que Beaconsfield s’est transformée en communauté résidentielle permanente, dont la croissance fut, dès le départ, ordonnée et planifiée avec soin. Ce passé continue de façonner la vie communautaire d'aujourd'hui, structurée autour de l'eau et de ses lieux de rassemblement.

Une ville officiellement reconnue comme « ville compatissante »

Voici un fait que peu de villes peuvent revendiquer. En 2016, l’organisme PETA a décerné à Beaconsfield un Compassionate City Award en reconnaissance de sa réglementation jugée avant-gardiste en matière de protection animale. La ville avait alors adopté un règlement interdisant notamment l’élevage commercial intensif et la vente d’animaux en commerce, encourageant plutôt l’adoption. PETA y voyait un exemple à suivre pour les autres municipalités à travers le monde.

Bilingue par reconnaissance officielle

Beaconsfield bénéficie d’un statut particulier au Québec : elle est officiellement reconnue comme municipalité bilingue par l’Office québécois de la langue française depuis le 2 novembre 2005. Selon le recensement de 2021, la ville comptait 19 277 habitants, et une large majorité de résidents maîtrise les deux langues officielles du Canada, un trait qui reflète l’histoire et la composition singulières de cette communauté de l’Ouest-de-l’Île.

Ce que ces faits nous apprennent

Derrière chaque quartier se cache une trajectoire. Beaconsfield n’a pas grandi par hasard : elle s’est construite lentement, autour de l’eau, du rail, puis d’un choix assumé de développement planifié et de qualité de vie. C’est exactement ce genre d’histoire qu’une famille gagne à comprendre avant de s’installer quelque part. Car choisir un quartier, ce n’est pas seulement choisir une adresse, c’est choisir l’héritage dans lequel on inscrit la suite de sa propre histoire.

Vous êtes curieux de savoir si Beaconsfield correspond à votre projet de vie familial ? Parlons-en.

Sources : Ville de Beaconsfield (portrait et histoire) ; Société historique Beaurepaire-Beaconsfield ; Wikipédia (Beaconsfield, Québec) ; CBC News et CTV News (2016) ; People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) ; Office québécois de la langue française ; Statistique Canada, Recensement de 2021.

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